Ce que la transformation demande vraiment au dirigeant

Visuel de l’article Repères #05 sur la transformation et les repères culturels

Depuis quelques semaines, je mène les premiers parcours du Jeu Repères, créé par Be.Shine, avec des dirigeants, administrateurs et fondateurs confrontés, chacun à leur manière, à des situations de transformation dans leur organisation.

Que révèlent les premiers parcours du jeu Repères ?

On parle souvent de transformation en termes de stratégie, d’organisation, d’outils, de digitalisation ou d’intelligence artificielle.

Mais les premiers ateliers du Jeu Repères font apparaître autre chose : lorsqu’une entreprise se transforme, le sujet n’est pas seulement ce qui doit changer. Il est aussi de clarifier ce qui doit continuer à guider l’organisation lorsque ses repères habituels bougent.

Comment transformer sans perdre sa cohérence ?

Une transformation demande ainsi au dirigeant de tenir ensemble deux mouvements, ce qui est loin d’être simple.

D’un côté, il faut faire évoluer l’organisation : ses pratiques, ses rôles, ses priorités, parfois ses métiers ou ses façons de décider.

De l’autre, il faut préserver une cohérence. Ne pas tout dissoudre dans le changement. Ne pas perdre ce qui fait la force de l’entreprise. Ne pas laisser chacun interpréter la transformation à partir de ses propres repères.

Quels repères culturels une transformation fait-elle apparaître ?

Ce qui apparaît au fil de ces premiers parcours, ce sont souvent des repères qui ne coïncident plus. Il ne s’agit pas nécessairement d’un manque de volonté ou d’engagement, mais d’habitudes de décision héritées du passé, d’un besoin de contrôle qui se renforce lorsque l’incertitude augmente, d’une vision encore portée par quelques personnes seulement, ou d’attentes qui n’ont jamais été véritablement clarifiées.

“Dans une transformation, ce qui fragilise le collectif n’est pas toujours le changement lui-même, mais l’absence de repères partagés pour l’interpréter et agir. ”

Christine Visinand Aubert, fondatrice de Be.Shine et créatrice du jeu Repères

Et c’est là que la culture devient centrale. Parce que la culture n’est pas seulement ce que l’entreprise affiche ou affirme. Elle se révèle dans ce qui guide réellement les décisions, les comportements, les réactions et les arbitrages du quotidien.

Dans ces premiers ateliers, les situations de transformation font ainsi émerger des questions très concrètes, souvent plus profondes qu’elles n’en ont l’air :

La transformation ne demande donc pas seulement au dirigeant de montrer une direction.

Elle lui demande de clarifier les repères à partir desquels l’organisation pourra continuer à décider, agir et coopérer pendant que tout bouge.

C’est précisément ce que le Jeu Repères permet d’ouvrir : une première lecture de ce qui se joue dans une situation concrète de transformation.

Non pas pour produire une réponse toute faite, mais pour rendre visibles les tensions, les habitudes, les points d’appui et les repères qui demandent à être nommés.

Parce qu’une transformation avance rarement par la seule force d’un plan. Elle avance lorsque l’organisation sait encore à partir de quoi elle choisit, arbitre et agit.

Dans votre organisation, quels repères doivent être clarifiés pour conduire la transformation ?

Le podcast Diriger par la Culture explore ces dynamiques à travers des épisodes courts consacrés aux mécanismes souvent invisibles qui orientent les décisions dans les organisations.

https://www.youtube.com/@Be-Shinevoices

Chaque épisode propose un déplacement de regard : comprendre comment les repères implicites influencent déjà les arbitrages, les discussions et les tensions qui apparaissent autour des décisions.

Ce podcast s’adresse aux dirigeants, aux entrepreneurs et aux décideurs qui souhaitent retrouver davantage de clarté dans leurs décisions — sans ajouter de nouveaux processus ou complexifier l’organisation.

Diriger par la Culture s’inscrit dans une vision : aider les dirigeants et dirigeantes à décider avec plus de cohérence, moins de fatigue décisionnelle et davantage d’alignement. Car lorsqu’une culture est clarifiée, les décisions demandent moins d’énergie. L’organisation porte sa propre cohérence.